Les raisons profondes de la fragilisation de la Protection civile centrafricaine

Publié le par centrafrique qui gagne

 

Comment admettre que les sapeurs pompiers vous répondent, lorsque vous les alertez d’un incendie ou autres calamités, que les éléments ne sont pas au nombre requis pour intervenir ? Qu’il n’y a pas de carburant pour le déplacement ? Voire que l’unique véhicule de service n’est pas disponible ?

Cela est bien entendu affolant lors qu’on sait qu’une existe pour que le service des sapeurs pompiers se ravitaille en carburant en concurrence d’un montant d’un million et quelques tous les mois. Inconcevable, car depuis plusieurs années déjà la direction de la protection civile devait pu être dotée de tous les moyens possibles si des compatriotes de mauvaise volonté quoi ne regardent qu’à leur nombril n’avaient pas empêché à la RCA d’entrer en possession des matériels de plus de 100 et quelques tonnes retenus à Libreville au Gabon, parce que tout simplement la RCA ne veut confier la Protection civile à une administration authentiquement civile. Huit véhicules destinés justement à assurer le bon fonctionnement de ce domaine seraient confisqués à l’Ambassade de France à Bangui pour les mêmes raisons que nous venons d’évoquer.  

Plusieurs propositions de textes initiées et soumises au Conseil des ministres sont restées depuis de très longues dates sans suite. Des mesures qui, on les avait prises devaient ouvrir la porte à la RCA pour bénéficier des retombées de son partenariat avec les pays amis au premier rang desquels la France, mais surtout avec l’Organisation Internationale de la Protection Civile (OIPC) dont le siège se trouve à Genève. 

Pourquoi une normalisation de la structure s’impose-t-elle ?       

Ces atermoiements qui ne profitent qu’à quelques égoïstes peu soucieux de l’intérêt supérieur de la Nation ne peuvent longtemps durer encore si l’on veut respecter le peuple Centrafricain et lui donner la chance de vivre dans un environnement paisible. Ce dernier se pose justement la question de savoir si de l’Etat major des Armées, du Département des affaires sociales et de la solidarité nationale, et de la Direction générale de la Protection Civile, qui gère la prévention et la lutte contre l’incendie, les calamités et les catastrophes naturelles ? Qui s’occupe de la coordination, de l’administration ? Qui a pouvoir de désigner aux postes de responsabilité, d’ordonner les dépenses ? Répondre à toutes ces questions est un vrai embarras.

Pour un domaine aussi transversal que celui-ci, la coordination devait être définie de manière assez claire pour éviter tout conflit de compétence et les usurpations de titre. Rendre la protection civile aux civils ; et établir une coordination sérieuse et efficace pour assurer le bon fonctionnement de la protection civile, tels sont les défis que la RCA se doit de relever pour permettre au peuple centrafricain d’une institution en la matière en laquelle il peu faire confiance et s’estimer heureux.

C’est à ces conditions et à ces conditions seulement que l’on pourra dire que la reprise du partenariat avec l’OIPC et les autres partenaires bilatéraux n’est pas un mirage. Mais plutôt une réelle volonté qui respecte les engagements entre les autorités Centrafricaines et ses partenaires au développement.

 

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